Les essais de la Maserati MC20 sur les routes de la Targa Florio

Si un pays résume la passion automobile, c’est bien l’Italie. Bien des grandes marques y ont marqué l’histoire et la société, bien des pilotes s’y sont illustrés et bien des courses ont fait l’histoire.

Rien qu’en prononçant les mots Maserati et Targa Florio, le sans-plomb qui coule dans mes veines ne fait qu’un tour. Maserati, la marque au trident, la cousine de Ferrari, la concurrente de Lamborghini. Et la Targa Florio, cette course mythique, épique, disputée sur mes terres natales maternelles, de 1906 à 1977. Là, on a vu les voitures du Mans ou encore des Grand Tourisme écrire l’histoire, disputant la course sur route ouverte, sur un circuit allant de 150 kilomètres au début du siècle à presque 80 kilomètres dans les années 70.

80, c’est aussi le nombre d’années qui nous séparent de la dernière victoire de Maserati en terres siciliennes. A la fin des années 30, Maserati était la référence de la Targa Florio, remportant 4 victoires en 4 ans, de 1936 à 1940. Dans une époque un peu compliquée pourrions-nous dire. Regardez moi ces quatre lignes !

1937 – Francesco Severi – Maserati 6CM
1938 – Giovanni Rocco – Maserati 6CM
1939 – Luigi Villoresi – Maserati 6CM
1940 – Luigi Villoresi – Maserati 4CL

Targa Florio 1940, Luigi Villoresi remporte la classique italienne au volant de la Maserati 4CL, marquant ainsi quatre victoires d’affilée pour Maserati, sa seconde personnelle.

On comprendra donc l’attachement de Maserati à la Targa. Si c’est bel et bien une opération de communication que de faire rouler un prototype sur le tracé historique de la course, j’apprécie particulièrement cet exercice réalisé pour le 80ème anniversaire de la dernière victoire Maserati.

Bien peu de photos de ce roulage sont sorties. Celle de la couverture de cet article, et celle ci, ci dessous. On voit ici les stands de Floriopoli, une cité aujourd’hui fantôme qui à la grande époque de la Florio, accueillait les équipes et les stands. Des lieux aujourd’hui ouverts au public, ou presque.

Voici quelques images d’époque :

Nino Vaccarella, Ferrari 275 P2, Targa Florio 1965
L’armada Porsche, Targa Florio 1970
Floriopoli, Targa Florio 1956
Floriopoli, il y a longtemps.

Et aujourd’hui :

Floriopoli, épicentre de la Targa Florio, en 2017
Floriopoli, épicentre de la Targa Florio, en 2017
Floriopoli, épicentre de la Targa Florio, en 2017
Floriopoli, épicentre de la Targa Florio, en 2017
Floriopoli, épicentre de la Targa Florio, en 2017
Floriopoli, épicentre de la Targa Florio, en 2017

Ca a de la gueule non ? Si, grave. Un jour, j’en ferai un papier complet.

Pour en revenir à la MC20, d’un point de vue automobile, j’ose dire que je me fous un peu des supercar et hypercar. J’ai eu la chance d’en conduire et si demain c’est à refaire, je le ferai avec grand plaisir, et tenterai de partager ce moment avec vous de la plus belle des façons. Je ne porte pas une attirance folle pour ces voitures que je ne pourrai sans doute jamais me payer et je préfère rêver de compétition.

Non pas que la compétition soit plus accessible mais j’ai mes préférences. Je ne connais rien à toutes ces supercar et hypercar. Je confonds les Ferrari, ne sait pas reconnaître une Lambo d’une autre Lambo. J’avoue une attirance pour toutes les Porsche et leur cousine Audi R8 V10+. J’aime les choses simples n’est-ce pas et je suis certain que vous ne me contredirez pas.

Voici tout de même quelques photos de la MC20 en mode camouflage, parce que je suis gentil. Mais je voudrais juste qu’on m’explique cette statue, là, juste en dessous.

Mais la MC20 ne peut se montrer à Floriopoli, l’épicentre de la Targa Florio, sans que nous pensions à la compétition. D’un point de vue racing donc, le communiqué officiel Maserati dévoile sans trop en dire l’avenir sportif du modèle et de la marque. En effet, si « Maserati reviendra dans le monde de la course avec le nouveau MC20 », nul ne sait sous quels auspices le Trident reviendra à la compétition.

Tout est possible. En GT ? Sous forme de GT3, GTE, GTD ? En prototype endurance ? En hypercar pour Le Mans ou le WEC, ou en LMdh ? Il faudra attendre septembre pour en savoir plus, si ce n’est pas plus tard… mais ces kilomètres parcourus sur le ruban cabossé de la Targa Florio aguise notre appétit. En nous faisant nostalgiquement penser à la mythique Maserati MC12 GT1…

Bonne journée chez vous,
Jean-Charles

Maserati MC12 GT1, l'incroyable du plateau GT des années 2000. Photo © DPPI
Maserati MC12 GT1, l’incroyable du plateau GT des années 2000. Photo © DPPI

 

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