Hommage à Albert Divo : Bugatti de retour sur les terres de la Targa Florio

De 1906 à 1977, soit sur 71 ans de Targa Florio, plusieurs marques automobiles ont marqué l’histoire de cette compétition un peu folle. Si Porsche est sans doute la marque ayant le plus de lien avec la course dans l’après seconde guerre mondiale, Bugatti a elle marqué l’entre deux guerres, avec une présence aussi forte que celle de Porsche, mais dans une période sans doute moins visible, moins lisible pour nous.

En effet, de 1925 à 1929, la marque française n’a pas laissé la place aux autres marques engagées, reléguant Fiat ou Lancia, Alfa Romeo et Mercedes aux accessit. C’est donc cinq victoires qu’a remportées Bugatti en terres siciliennes, avec sa mythique Type 35.

1925, Meo Costantini, Bugatti Type 35
1926, Meo Costantini, Bugatti Type 35T
1927, Emilio Materassi, Bugatti Type 35C
1928, Albert Divo, Bugatti Type 35B
1929, Albert Divo, Bugatti Type 35C

Deux Bugatti, deux générations.

Pour commémorer ces victoires et rendre particulièrement hommage à son pilote émérite Albert Divo, double vainqueur de la Targa en 1928 et 1929, Bugatti a offert son nom à l’un de ses modèles les plus exclusifs. En effet, avec ses 40 exemplaires seulement, la Bugatti Divo Divo est ici un bijou d’orfèvre, 40 pièces pour 40 clients, avec l’omniprésence de la personnalisation, de l’artisanat. Une exclusivité totale.

Mécaniquement, la Divo est ce qu’était la Type 35 à son époque. Exclusive. On retrouve donc un moteur W16 de 8.0l litres de cylindrée, développant… 1500 chevaux ! Rien que cela. Et puis, la belle est volontairement bloquée à 380 km/h. Quand je vous disais que Bugatti était une folie, une exclusivité. Cela dit, j’aurais aimé voir une Divo lancée sur la ligne droite de Buonfornello, même 380km/h. Avec son aileron arrière de 1,83m de large, on imagine la belle bien stabilisée.

Car à Buonfornello, la Divo et la Type 35 auraient pu y aller. Je pense même qu’elles y sont passées car le camion en provenance de Molsheim a déposé les deux belles à Collesano, dans la rue nommée Corso Vittorio Emanuele. J’ai pu reconnaître cette rue, là où est implanté le musée de la Targa Florio. Il est à gauche sur la photo ci dessous, montez les quelques marches à gauche, vous êtes au musée 🙂

La Divo et la Type 35, dans la Corso Vittorio Emanuele, à Collesano. C’est la rue où est implantée le musée de la Targa Florio. Il est à gauche sur la photo, montez les quelques marches à gauche, vous y êtes 🙂
Quand Bugatti débarque, la marque bleue ne passe pas inaperçue…

A n’en pas douter, le lien est ici fort avec entre Divo, Bugatti et la Targa Florio. Et il semblerait même que la Targa Florio ait la côte. Après Maserati sur les routes de la Targa Florio avec sa MC 20 revêtue d’un camouflage, c’est Bugatti qui vient en Sicile.

Une venue pour l’évènement, pour le clin d’oeil, l’hommage. Cela nous donne des images incroyables. On retiendra donc le passage à Collesano mais aussi à Floriopoli, lieu et place des stands et tribunes.

Un évènement pour quelques photos, une vidéo. Cela peut paraître surprenant mais cela valait le coup. La prochaine fois, si y’a de la place dans la Type 35 ou la Divo, ça m’irait bien. Même en passager, ça m’irait. Je connais bien la route, ce « Piccolo Circuito delle Madonie », je guiderai volontiers Andy Wallace.

Bien le bonjour chez vous,
Jean-Charles

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