Pasta & Cinecittà

On ne peut le nier : le cinéma italien n’est pas à la place à laquelle il devrait être. Aujourd’hui, les grands succès mondiaux d’origine italienne sont rares. La vie est belle de Roberto Benini en est l’exemple, chef d’œuvre sorti en… 1997. Et depuis? Et depuis, on ne peut pas dire que le cinéma transalpin nous ait proposé des succès au box-office. A l’inverse, je suis certain que les spécialistes seraient tout à fait à même de nous lister quelques chefs d’œuvres, qui n’ont pas passé le tunnel de Fréjus ou s’immisçant juste dans des cercles très fermés de spécialistes. Dommage pour le grand public.

Pourtant, l’Italie est riche d’un cinéma fort. Que s’est-il passé ? Je ne sais guère mais son lieu de prédilection, là où s’est écrite une belle partie de son histoire est le témoin d’un passé fort et d’une actualité toujours dynamique. Je veux parler de la Cinecittà. Le monde entier se bouscule pour tourner dans ses décors de carton-pâte, scènes en plein air et studios XXL. Alexandre Astier y est par exemple passé pour le tournage des livres 5 et 6 de sa série Kaamelott ou encore, il y a maintenant 20 ans, c’est le film de Martin Scorsese Gangs of New York qui y fut en partie tourné.

En dehors de l’aspect hyper professionnel de la Cinecittà, je suis certain que ce lieu hors du commun doit aussi son succès à l’accueil italien et particulièrement à sa gastronomie. Combien de contrats de cinéma, de tournages, de films ont été validés lorsque quelqu’un a dit « On tourne à Rome » ? Comme le disait Federico Fellini « La vie est une combinaison de magie et de pâtes » et je ne pense pas qu’il ait tort.

Tiens, pour la petite histoire, la Journée Mondiale des pâtes est instaurée le 25 octobre, tandis qu’aux Etats-Unis, le « National Spaghetti Day » se fête le 4 janvier. C’était l’occasion de sortir cet article complété de superbes photos d’acteurs, réalisateurs… mangeant des pâtes. Parce que les pâtes, c’est la vie. Et le premier que je vois mettre du ketchup avec ses pâtes aura affaire à moi. Y’a des gens, je vous jure…

Jean-Charles

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