Cinq cylindres

A l’occasion de la sortie des nouvelles Audi RS 3 Sedan et Audi RS 3 Sportback, je me suis posé une question. Fait-on plus emblématique que le cinq cylindres Audi ? Je veux dire, existe-il une marque pour laquelle un moteur lui est directement lié ? Oui. Oui oui oui. Petit inventaire rapide, pas que du cinq cylindres, pas que de l’Audi.

Le cinq cylindres est un moulin qu’on retrouve particulièrement chez Audi, équipant les RS 3, mais aussi chez Volvo. On se rappelle par exemple que sous le capot du génial break Volvo 850 T5R, c’est un 5 cylindres qu’on trouvait. Vous savez, le génial break de teinte jaune référence « cream yellow Volvo 607 », une caisse taillée à la serpe, à la fin des années 90. J’en rêvais étant gosse. Une autre Volvo est elle aussi emblématique en 5 cylindres. Je pense particulièrement à la Volvo S60 2.5T AWD. Une belle berline suédoise, indestructible et longtemps utilisée par l’équipe Ford M-Sport comme voiture de reconnaissances en WRC. Un autre mythe automobile.

En sortant des moteurs cinq cylindres, tout en parlant des emblématiques moulins, une autre marque me vient en tête. Je pense particulièrement à Mazda, la marque reine du rotatif. Via la technologie créée par l’ingénieur allemand Felix Wankel, la marque japonaise aura marqué son époque, allant même jusqu’à remporter les 24 Heures du Mans 1991, avec une 787B à la sonorité des plus folles et des plus marquantes. Mazda devenait ainsi premier constructeur japonais à remporter les 24 Heures du Mans, et le seul en moteur rotatif à ce jour. Mais Mazda ne fut pas le seul constructeur à tenter l’aventure du rotatif. Toujours avec la technologie des pistons rotatifs Welkel, on eut Citroën qui tentait l’aventure dans les années 70, entre autre avec sa Citroën GS Birotor.

Une autre Citroën aura aussi marqué l’histoire par sa motorisation. Je veux parler de la 2CV et de son bicylindre inusable et emblématique, au son caractéristique. Plus proche de nous, côte boxer ou « flat », on pourrait ajouter l’emblématique Flat 6 Porsche et le 4 cylindres à plat qui a fait la réputation de Subaru. Enfin, c’est avec la motorisation hybride que Toyota a fait la différence. Lorsqu’on parle d’hybride, il semblerait que cette motorisation bi-énergie nous fasse directement penser à la marque japonaise.

Par ce quelques exemples, on se rend compte ô combien la motorisation marque l’histoire d’un modèle et/ou d’une marque. A l’heure du downsizing, de l’électrique ou de l’hybride, on rend compte que les moteurs, les motorisations semblent encore signifier quelque chose ou encore marquer les esprits, et ce particulièrement au niveau du son. Un cinq cylindres se reconnait comme un bicylindre. Un travail pour les cages à miel.

On attend maintenant de pouvoir tester la nouvelle Audi RS 3, celle qui m’a fait penser à cet article. L’image, le son du cinq cylindres, c’est pour moi cette RS 3, et je garde un souvenir ému de l’essai de la précédente génération, quand j’avais déjà comme pierre angulaire l’héritage de la marque, du modèle. Fichue nostalgie, tu ne me lâcheras donc jamais.

Bien le bonjour,
Jean-Charles

PS : Audi RS 3 Sedan est habillée de Vert Kyalami et Audi RS 3 Sportback porte une robe Rouge Tango.

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